La pandémie liée au COVID-19 a totalement voilé l’épineuse question de la contamination aux IST. Pourtant, ces pathologies sont toujours d’actualité. La situation est d’autant plus préoccupante que les contaminés vont de moins en moins en consultation. Néanmoins, à l’heure où tous les scientifiques s’activent pour résoudre la crise sanitaire en cours, il convient de maintenir l’état de veille. En effet, le public doit être informé des bons réflexes pour éviter les IST. En voici les plus pertinents.

Quelles différences entre MST et IST ?

Avant d’évoquer les mesures de prévention contre les IST et MT, il faudra comprendre ces deux notions. En effet, contrairement aux idées reçues sur les mst et ist, ces pathologies se contractent exclusivement lors des rapports sexuels, par voie orale, vaginale, cutanée ou anale. Toutes autres informations attestant le contraire peuvent être considérées comme fausses.

Toutefois, les termes MST et IST prêtent souvent à confusion. Certains spécialistes les emploient à tort et à travers. En principe, on parle de MST (Maladies Sexuellement transmissibles) quand le porteur ressent les symptômes dus à la pathologie. On en déduit alors que les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) sont évoquées quand le patient ne manifeste aucun symptôme. De toute façon, pour couper court à la confusion, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a décidé, en 2009 de retenir l’expression IST.

IST : les différentes catégories

Au total, deux grandes catégories d’IST sont répertoriées. Chaque groupe est composé de 4 types d’infections dues aux virus, parasites et bactéries.

Les curables

Celles-ci sont les formes bénignes des IST. Elles peuvent donc être guéries si le patient est vite pris en charge. Par ailleurs, ces infections sexuelles sont uniquement causées soit par une bactérie, soit par un parasite. Dans cette catégorie, on retrouve la trichomonase, la gonorrhée, la chlamydiose et la syphilis.

Les incurables

Contrairement à la catégorie précédente, celle-ci est pratiquement incurable. D’origine virale, l’évolution de l’affection peut être ralentie grâce à des traitements appropriés. Ainsi, sont considérées comme des IST incurables : le VIH, l’hépatite B, le papillomavirus humain et l’herpès génital.

Comment se protéger des IST ?

Pour éviter toutes ces infections susmentionnées, il est plus judicieux de s’informer sur les moyens de prévention. En effet, il en existe de différentes sortes. Mais pour plus d’efficacité, il est conseillé de tous les respecter.

Se faire dépister

En réalité, toute personne, quel que soit son âge, doit s’informer de son état sérologique. En effet, ceci est possible grâce aux tests de dépistage, disponibles dans les centres hospitaliers et autres organismes spécialisés.

Pour le dépistage du VIH-SIDA par exemple, un dépistage de confirmation est nécessaire, à la suite d’un premier test négatif.  Pour ce faire, le patient doit attendre au moins 6 semaines, temps d’incubation du virus.

Se faire vacciner

Une fois le dépistage effectué, l’intéressé devra se mettre définitivement à l’abri, en se faisant vacciner. Malheureusement, toutes les IST ne disposent pas encore de vaccin, à l’instar du VIH-SIDA. Par contre, il est possible de se vacciner contre l’hépatite B et le papillomavirus humain.

Se protéger

Malgré la dose de vaccin reçue, le sujet doit continuer d’adopter les bons réflexes. Par conséquent, il lui est recommandé de porter un préservatif, à chaque rapport sexuel. Cette recommandation est surtout indiquée pour les personnes qui changent fréquemment de partenaire. Dans le cas contraire, les deux partenaires fidèles peuvent tenir des rapports non protégés, à condition de se faire régulièrement dépister.

Se faire consulter

Les IST se manifestent à travers des signes bien particuliers. Il s’agit entre autres des brûlures en urinant,  démangeaisons à l’anus ou au niveau de l’appareil génital. L’apparition du chancre, les pertes de sang et les pertes vaginales sont entre autres indices qui devront alerter l’intéressé. Il doit donc se rendre au plus vite dans un cabinet médical, pour se faire consulter. En effet, un diagnostic rapide permet de stopper l’évolution de l’infection.