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Chaque en année, de nombreux français se lancent dans des investissements immobiliers en cédant ou en acquérant. Si vous désirez vous y mettre aussi, plusieurs options s’offrent à vous. Vous pouvez par exemple procéder à une transaction immobilière classique en trouvant un vendeur, un acheteur ou mieux, vous pouvez opter pour le viager. Selon votre situation financière et vos besoins, cette transaction immobilière peut vous intéresser. Découvrez dans cet article, l’essentiel à savoir sur le principe du viager dans le secteur immobilier.

Vente en viager : définition, types et validité

La vente d’un bien en viager consiste à échanger un bien immobilier contre une rente viagère qui sera versée périodiquement par l’acheteur. Le versement pourra ainsi être, selon les stipulations d’un contrat, annuel, trimestriel ou mensuel. Une fois l’acte de vente signé, un bouquet peut être versé par l’acheteur au propriétaire. C’est une somme d’argent dont le versement est facultatif et qui représente 20 à 30% de la valeur du bien immobilier. Par ailleurs, un bouquet élevé entraîne une rente faible. Le viager se base sur le fondement d’aléa, celui de la longévité du vendeur. Suivant ce principe, on distingue deux types de vente en viager :

  • La vente en viager occupé : le propriétaire transfert la propriété du bien à l’acheteur, mais dispose toujours son droit d’usage et d’habitation. Il peut donc occuper le bien immobilier jusqu’à son décès.
  • La vente en viager libre : le propriétaire cède la propriété du bien ainsi que son droit d’usage et d’habitation, dès la signature du contrat. L’acheteur peut alors occuper directement le bien immobilier.

Ainsi, selon que vous optez pour un achat en viager libre ou en viager occupé, votre entrée dans le bien immobilier acquis peut être différée. La validité de la vente en viager va dépendre de l’existence de l’aléa qu’est la longévité du vendeur. En effet, la vente peut être annulée si le vendeur est malade et meurt dans les vingt jours suivant la date du contrat.

 Vente en viager : les avantages pour l’acheteur et le vendeur

Bien que beaucoup le considère comme étant risqué, le viager présente de nombreux avantages.

Pour l’acheteur

Pour l’acheteur, c’est le moyen d’acquérir un bien immobilier sans disposer de l’intégralité du montant à payer sur le moment. En effet, le paiement est échelonné grâce à la rente viagère versée périodiquement. Cette dernière fonctionne ainsi tel un crédit, à la différence que l’acheteur n’est pas redevable à une banque, mais auprès du vendeur. De fait, aucun frais n’y est associé. Toutefois, difficile pour l’acheteur de savoir s’il réalise une bonne affaire ou pas. Avec l’aléa de la date de décès du vendeur, le prix d’achat du bien peut s’avérer supérieur ou inférieur à sa valeur réelle.

 Pour le vendeur

En procédant à une vente en viager, le vendeur bénéficie d’une rente à vie. En outre, le régime fiscal appliqué à cette rente est avantageux. Le montant de l’abattement appliqué à la rente viagère varie suivant l’âge du vendeur au premier versement. De fait, le montant imposé n’est qu’une fraction de la rente viagère. Un autre avantage de la vente en viager, est qu’elle libère le vendeur de l’obligation de s’acquitter des travaux votés par le syndic de l’immeuble et de la taxe foncière. Précisons toutefois, que le vendeur devra s’acquitter de la taxe d’habitation s’il occupe toujours le bien.