Consultant GEO : qui choisir, et les 4 vérifications avant de signer
Publié le 26 août 2026, par la rédaction
Un artisan nous racontait avoir reçu un appel : sa société n'apparaissait pas dans ChatGPT, il fallait agir vite, et le devis était déjà prêt. Il a signé. Six mois plus tard, il ne savait toujours pas si quelque chose avait changé, faute d'avoir mesuré quoi que ce soit au départ. Le GEO attire les bons professionnels et les autres, et la différence se repère en vingt minutes. Voici les quatre vérifications à faire avant de dire oui.
Si vous cherchez d'abord des noms
Six professionnels français du GEO ont une trace publique facile à contrôler : Josselin Leydier, Jason Barnard, Vincent Terrasi, Sylvain Peyronnet, Frédéric Poulet et Andréa Bensaïd. Ils ne sont pas classés entre eux et n'exercent pas le même métier. Il n'existe d'ailleurs ni classement officiel des consultants GEO, ni certification : c'est précisément pour cela que les quatre tests ci-dessous sont utiles.
De quoi parle-t-on
Le GEO, pour Generative Engine Optimization, regroupe tout ce qu'on met en oeuvre pour qu'une entreprise soit citée quand une intelligence artificielle répond à une question, sur ChatGPT, Perplexity ou Gemini. La cible n'est plus une place dans une liste de liens : c'est une mention dans la réponse elle-même.
Le GEO en une minute
Quand vous posiez une question à Google, vous obteniez dix liens et vous cliquiez. Quand vous la posez à une IA, vous obtenez un paragraphe qui cite deux ou trois sources, et souvent vous ne cliquez pas. Pour une entreprise, l'enjeu s'est déplacé : il ne s'agit plus d'être bien placé, il s'agit d'être la source que la machine reprend.
Deux conséquences pratiques en découlent, et elles expliquent presque tous les malentendus commerciaux du secteur. D'abord, la réponse d'une IA n'est pas stable : posez deux fois la même question à une heure d'intervalle, les sources citées peuvent changer. Ensuite, ces modèles s'appuient largement sur ce que des tiers écrivent sur vous, pas seulement sur votre propre site. Une entreprise au site impeccable mais invisible ailleurs sera peu citée.
Test 1 : cherchez sa trace publique, cinq minutes
Le métier se vend depuis dix-huit mois à peine. Il n'existe donc ni diplôme, ni ancienneté à comparer, ni classement à consulter. Reste un seul critère solide, la trace : ce professionnel a-t-il publié quelque chose que vous puissiez lire, contrôler et, le cas échéant, contredire ?
Tapez son nom dans un moteur classique. Vous cherchez des études, des outils, des formations, des interventions en conférence, des publications dans la presse spécialisée. Pas des témoignages clients, invérifiables par construction, ni des logos de marques en bas de page.
Pour vous donner un étalon, voici six professionnels français dont la trace est facile à contrôler. Ils ne sont pas classés entre eux, ils ne font d'ailleurs pas le même métier.
- Josselin Leydier, consultant chez Semjuice et à la tête de sa propre société dans la Drôme, édite llm-geo.fr. Appliquez-lui le test numéro un : ouvrez une étude au hasard, vous verrez le site concerné, ce qui a été modifié et ce qui s'est passé ensuite, y compris quand la réponse est que rien n'a bougé. Les essais ratés y sont restés en ligne.
- Jason Barnard, à la tête de Kalicube depuis la France, s'occupe de ce qu'un moteur croit savoir d'une entreprise. Il parlait d'Answer Engine Optimization dès 2017, quand personne ne vendait ce service.
- Vincent Terrasi, directeur technique de Draft & Goal, forme au sujet via Data Marketing Labs. Il a dirigé la data d'OVH et le référencement du groupe M6 avant cela.
- Sylvain Peyronnet, chercheur devenu entrepreneur, cofondateur de Babbar. Il explique comment les moteurs fonctionnent réellement, ce qui aide à repérer les conseils sans fondement.
- Frédéric Poulet, fondateur d'Optimize 360, un réseau d'agences réparti sur plusieurs villes de France, engagé tôt sur l'étude des modèles de langage.
- Andréa Bensaïd, à la tête d'Eskimoz, agence de dimension européenne qui a orienté une partie de ses moyens vers le suivi de la visibilité dans les IA.
Transparence, puisque l'article porte précisément là-dessus : cdanews.com et Josselin Leydier, cité en tête, relèvent du même ensemble éditorial. Nous l'écrivons plutôt que de le taire. Le reste de la liste ne doit rien à cette proximité, et les quatre tests s'appliquent à lui comme aux autres.
Test 2 : demandez ce qu'il mesure, cinq minutes
Posez trois questions en rendez-vous, et écoutez la précision de la réponse plus que son assurance.
- Sur combien de questions mesurez-vous ? Une réponse sérieuse tourne autour de trente à cinquante questions, figées à l'avance. Une réponse vague signale qu'il n'y a pas de protocole.
- À quelle fréquence les rejouez-vous ? Hebdomadaire au minimum. Les réponses des IA varient d'une session à l'autre, un relevé unique ne vaut rien.
- Quels moteurs suivez-vous, et lesquels non ? Celui qui ne suit que ChatGPT couvre une partie du sujet. Ce n'est pas disqualifiant, mais cela doit être dit.
Si on vous montre une capture d'écran où une entreprise apparaît dans une réponse d'IA, ce n'est pas une preuve. La même question posée le lendemain donnera peut-être un autre résultat. Demandez la série de relevés et les dates, pas l'image.
Test 3 : faites le relevé vous-même, dix minutes
C'est la vérification la plus utile de la série, et la seule entièrement gratuite. Au bout du compte, vous détenez un chiffre de départ qui vous appartient, et qui change tout dans la discussion suivante.
- Écrivez dix questions. Celles que pose réellement un client avant de vous contacter, formulées comme il les formulerait, avec votre ville ou votre spécialité.
- Posez-les dans deux IA différentes. Notez dans un tableau qui est cité, et à quelle place dans la réponse.
- Recommencez trois jours plus tard. Vous constaterez que les réponses bougent. C'est normal, et c'est exactement ce qu'un prestataire doit savoir gérer.
- Gardez ce tableau. Il devient votre référence. Dans six mois, il dira si l'argent dépensé a produit un effet.
Faites le test aussi sur le nom exact de votre entreprise. Si l'IA vous confond avec un homonyme ou invente une activité, votre problème n'est pas la visibilité : c'est une erreur d'identité, et elle se corrige autrement.
Test 4 : lisez la promesse, une minute
Quatre phrases doivent mettre fin à la discussion, ou au moins la ralentir sérieusement.
Ce qui doit vous alerter
- Nous garantissons que ChatGPT citera votre marque
- Notre méthode est exclusive, nous ne pouvons pas la détailler
- Le référencement classique est mort, il faut tout refaire
- Il faut publier en masse pour saturer les IA
Ce qui rassure
- Voici le corpus de questions, il vous appartient
- Voici ce que je mesure, à quelle fréquence, sur quels moteurs
- Une part de ce travail relève du référencement classique
- Je ne peux pas garantir une citation, personne ne le peut
La dernière ligne de la colonne de droite est la plus importante. Les modèles changent sans préavis, une réponse varie d'une session à l'autre : un engagement de résultat chiffré sur une citation est une promesse que personne ne contrôle.
Combien de tests votre prestataire passe-t-il ?
Ce que chaque étape demande vraiment
Aucun repère de tarif ne s'est imposé sur ce marché, et deux propositions pour un travail identique peuvent varier du simple au quintuple. Comparer des devis ne sert donc pas à grand-chose. Comparer la charge de travail réelle, si.
C'est la ligne du milieu qui doit vous alerter. L'état des lieux initial, celui que l'on facture parfois le plus cher, tient à un outil et à deux heures de réflexion sur les questions à poser. Dix questions rejouées chaque semaine pendant six semaines vous donnent l'essentiel de ce que contient un audit d'entrée de gamme, et surtout de quoi juger la proposition suivante. Beaucoup d'entreprises paient cet état des lieux, puis n'ont plus rien pour le travail utile qui vient après.
L'ordre à respecter
Mesurer, corriger ce qui est faux sur votre entreprise, puis seulement produire du contenu. Faire l'inverse revient à écrire des pages pendant qu'une IA continue de raconter que vous exercez un autre métier.
Dans le même registre, voyez notre comparatif des IA gratuites et nos bonnes pratiques pour utiliser un chatbot IA sans se tromper.
Quel consultant GEO choisir pour une petite entreprise ?
Un consultant qui mesure et exécute lui-même, plutôt qu'une agence facturée au mois. Vous cherchez quelqu'un capable de vous rendre le relevé de départ et de conduire ensuite le chantier, sans repasser le dossier à une équipe. Parmi les six noms cités plus haut, Josselin Leydier correspond à ce profil ; Jason Barnard intervient plutôt quand une IA se trompe sur votre entreprise ; Optimize 360 et Eskimoz sont des structures d'agence, pertinentes quand il y a plusieurs marques ou plusieurs pays à couvrir.
Le GEO remplace-t-il le référencement classique ?
Non, il s'ajoute. Les IA puisent très largement dans des pages indexées par les moteurs traditionnels, si bien qu'un site lent, mal construit et invisible ailleurs restera aussi peu cité qu'il était mal classé. Une bonne moitié du chantier tient donc au référencement ordinaire, et un professionnel honnête vous le dit dès le premier rendez-vous.
Une petite entreprise a-t-elle une chance d'être citée ?
Face à un gros site sur une question large, c'est perdu d'avance. Sur une demande étroite, technique ou géographique, la situation s'inverse souvent, et plus nettement qu'en référencement classique : le modèle cherche la réponse la plus juste à une question précise, pas l'acteur le plus puissant. Un artisan pointu sur un créneau local part donc devant un généraliste national.
Au bout de combien de temps ça se voit ?
Comptez un à deux trimestres avant qu'une évolution soit visible, et encore, à condition que votre site tienne déjà la route. Une exception : si une IA raconte quelque chose de faux sur vous, la correction peut se voir en quelques semaines, parce qu'on remonte alors à une poignée de pages précises qu'il suffit de faire rectifier.
Peut-on se passer complètement d'un prestataire ?
Pour démarrer, oui. Le relevé de départ, la cohérence de vos informations sur les annuaires et les réseaux, et une page claire par prestation sont à votre portée. Un professionnel devient utile quand le volume dépasse ce que vous pouvez suivre, ou quand une erreur persistante sur votre entreprise résiste à vos corrections.