Oreillers qui jaunissent, pourquoi et comment les blanchir
Publié le 3 juillet 2026, mis à jour le 24 septembre 2026, par la rédaction
Un oreiller jaunit parce que le sébum de la peau et des cheveux, les résidus de sueur, la salive et les crèmes de nuit traversent la taie, s'accumulent dans le rembourrage et s'oxydent avec le temps. Un oreiller synthétique lavable en machine retrouve le plus souvent sa blancheur avec un lavage à 60 °C additionné de percarbonate de sodium, suivi d'un séchage complet. Un oreiller en plumes ou en duvet se lave avec une lessive douce, sans produit blanchissant, qui abîmerait la plume, et retrouve rarement son blanc d'origine. La mousse et le latex ne passent pas en machine. Une housse de protection sous la taie, lavée souvent, limite nettement le retour du jaunissement.
Au sommaire
Ce qui fait jaunir un oreiller
Pendant la nuit, la tête et le cou transpirent, la peau et les cheveux déposent du sébum, et certains dorment la bouche ouverte. La taie en coton laisse passer une partie de cette humidité, qui se fixe dans le garnissage de l'oreiller. Le sébum et les résidus de sueur s'oxydent peu à peu et prennent une teinte jaune, d'autant plus vite qu'on utilise des crèmes, des huiles ou des produits capillaires le soir. Les taches sont souvent plus marquées au centre et du côté sur lequel on dort.
Des cheveux encore mouillés au coucher aggravent le phénomène, puisque l'humidité pénètre davantage et sèche lentement dans le rembourrage. Il suffit d'un oreiller sans protection ou lavé trop rarement pour que le jaune s'installe.
Lire l'étiquette avant tout
L'étiquette d'entretien indique si l'oreiller passe en machine, à quelle température et s'il supporte le sèche-linge. Les oreillers en fibres synthétiques sont souvent lavables, parfois jusqu'à 60 °C. Les oreillers en plumes ou en duvet se lavent en général à plus basse température. Les oreillers en mousse à mémoire de forme et en latex ne se lavent pas en machine, seule leur housse amovible se lave.
Blanchir un oreiller synthétique
- Vérifier l'enveloppe. Recoudre avant le lavage toute couture ouverte, sous peine de retrouver le garnissage dans le tambour.
- Laver deux oreillers ensemble. Ils équilibrent le tambour pendant l'essorage.
- Ajouter le percarbonate. La dose indiquée sur l'emballage, souvent une à deux cuillères à soupe par machine, avec la lessive habituelle, dans le tambour.
- Choisir la température. 60 °C si l'étiquette l'autorise. Le percarbonate agit lentement à froid et bien plus vite à partir de 40 °C.
- Rincer deux fois. Un rinçage supplémentaire évite les résidus dans le garnissage.
- Sécher à cœur. Au sèche-linge à basse température avec deux balles de séchage pour décompacter, jusqu'à ce qu'aucun paquet humide ne subsiste au toucher.
Pour un oreiller synthétique limité à 30 ou 40 °C, un trempage de quelques heures dans une eau chaude où l'on a dissous du percarbonate, si l'étiquette tolère le trempage, remplace le lavage à haute température. Certains produits contiennent un activateur qui les rend efficaces à plus basse température.
Le percarbonate de sodium libère en se dissolvant de l'eau oxygénée, qui blanchit sans chlore, et du carbonate de sodium, qui rend l'eau alcaline. Cette alcalinité le rend inadapté aux fibres animales, laine, soie, plume et duvet. L'eau de Javel, elle, fragilise les fibres et peut jaunir les synthétiques.
Ne pas manipuler le percarbonate sans précaution. Son étiquette de danger indique qu'il peut provoquer de graves lésions des yeux et qu'il est nocif en cas d'ingestion. On porte des gants, on évite les projections, on le conserve fermé, au sec et hors de portée des enfants, et on ne le mélange pas à d'autres produits ménagers.
Santé.fr recommande de laver régulièrement la literie à 60 °C, oreillers, couette et housse de matelas compris, pour limiter les acariens. Cette température convient donc à la fois au blanchiment et aux personnes allergiques, quand l'oreiller la supporte.
Les oreillers en plumes ou en mousse
Un oreiller en plumes ou en duvet se lave avec une lessive douce ou une lessive spéciale duvet, à la température indiquée, sans percarbonate ni eau de Javel. Le séchage est l'étape critique. Au sèche-linge à basse température, avec des balles de séchage, il demande souvent plusieurs cycles, et l'oreiller doit être parfaitement sec à cœur, sans odeur, avant d'être réutilisé, sinon les plumes moisissent. Le lavage rafraîchit l'oreiller et réduit les acariens, mais les taches anciennes s'atténuent sans disparaître complètement.
Un oreiller en mousse ou en latex se nettoie localement. On tamponne les taches avec un chiffon humide et un peu de savon doux, sans détremper la mousse, puis on laisse sécher à l'air, à l'abri du soleil direct qui abîme le latex. Le jaunissement d'une mousse vient aussi du vieillissement du matériau lui-même, et aucun lavage ne le fait disparaître. Pour une mousse qui sent, une aération prolongée, avec un peu de bicarbonate saupoudré puis aspiré, peut aider.
Empêcher le jaunissement de revenir
La protection la plus simple est une housse ou une alèse d'oreiller, placée sous la taie. Elle arrête une grande partie de la sueur et se lave aussi souvent que les draps, ce qui est bien plus facile que de laver l'oreiller lui-même. Changer la taie chaque semaine, éviter de se coucher les cheveux mouillés et laisser le lit ouvert toute la journée, comme le conseille Santé.fr contre les acariens, complètent la prévention.
Un oreiller en fibres ou en plumes qui s'aplatit ou reste plié quand on le replie en deux a fait son temps, même propre. Il ne soutient plus correctement la nuque, et le remplacer vaut mieux que le relaver.
Si le linge sort de la machine avec une mauvaise odeur, voyez comment débarrasser un lave-linge de ses odeurs. Et pour le matelas lui-même, comment nettoyer un matelas taché.
Le bicarbonate de soude blanchit-il un oreiller ?
Pas vraiment. Il désodorise un peu mais n'a pas d'action blanchissante sur les taches oxydées. Sur un oreiller synthétique, le percarbonate de sodium est bien plus efficace.
À quelle fréquence laver ses oreillers ?
Santé.fr conseille de laver la literie régulièrement, plus souvent en cas d'allergie aux acariens ou de forte transpiration nocturne. Avec une housse de protection lavée chaque semaine ou toutes les deux semaines, l'oreiller lui-même se salit beaucoup moins vite.
Peut-on sécher un oreiller en plumes au soleil ?
C'est déconseillé pour un oreiller épais. Le séchage à l'air prend plusieurs jours et laisse souvent de l'humidité à cœur. Le sèche-linge à basse température, en plusieurs cycles, est plus sûr si l'étiquette l'autorise.
Sources
- Santé.fr, « Comment limiter la présence d'acariens dans son logement ? », 24 juillet 2025, lavage régulier de la literie à 60 °C (oreillers, duvet, housse de matelas), lit ouvert toute la journée pour évacuer l'humidité : sante.fr/comment-limiter-la-presence-dacariens-dans-son-logement
- Percarbonate de sodium, classification harmonisée de l'Union européenne (règlement CLP), mentions de danger H318 (lésions oculaires graves), H302 (nocif en cas d'ingestion) et H272 (comburant) : echa.europa.eu